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Qu'est-ce que les fusions-acquisitions ? Définition et types

Que sont les fusions-acquisitions ? Découvrez le fonctionnement des M&A, leurs avantages, leurs risques et les points clés pour les entreprises suisses.

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Introduction

Les fusions et acquisitions (M&A) sont des opérations par lesquelles des entreprises se regroupent, ou par lesquelles une entreprise en rachète une autre ou ses activités. Une fusion réunit des sociétés au sein d'une seule entité juridique. Une acquisition confère à l'acquéreur la propriété ou le contrôle d'une entreprise ou d'actifs déterminés.
Pour les chefs d'entreprise suisses, les fusions et acquisitions peuvent servir la croissance, préparer un départ à la retraite ou accompagner un changement d'orientation. Comprendre les différences, le processus et les risques vous aide à évaluer si une opération a du sens sur le plan économique.

Que sont les fusions et acquisitions ?

Le terme « fusions et acquisitions » regroupe plusieurs manières de réunir des entreprises ou de transférer la propriété d'une société. Ces notions sont souvent citées ensemble, mais elles désignent des opérations différentes.

Qu'est-ce qu'une fusion ?

Une fusion réunit des sociétés au sein d'une seule entité juridique. Une société peut en absorber une autre, ou les entreprises peuvent constituer une nouvelle société.
Par exemple, deux sociétés de conseil peuvent fusionner afin de réunir leurs équipes et leurs clients. Une fusion n'implique pas nécessairement une propriété à parts égales : les conditions convenues déterminent la participation de chaque propriétaire.

Qu'est-ce qu'une acquisition ?

Une acquisition a lieu lorsqu'un acquéreur achète une société ou des actifs d'exploitation. La société acquise peut demeurer une entité juridique distincte sous le contrôle de son nouveau propriétaire.
Par exemple, une société de conseil peut racheter un concurrent plus petit et conserver sa marque existante. Les acquisitions peuvent être convenues entre parties consentantes : elles ne prennent pas toujours la forme d'une prise de contrôle hostile.

Principales différences entre une fusion et une acquisition

Objectif principal
FusionRéunir des sociétés
AcquisitionAcheter une société ou des actifs d'exploitation
Conséquence juridique
FusionUne entité subsistante ou nouvelle
AcquisitionLa cible peut rester distincte
Propriété
FusionDéfinie par les conditions de la fusion
AcquisitionL'acquéreur obtient la propriété ou le contrôle convenus
Principales différences entre une fusion et une acquisition

Pourquoi les entreprises recourent-elles aux fusions-acquisitions ?

Les entreprises recourent aux fusions et acquisitions pour atteindre des objectifs qui prendraient plus de temps à réaliser par leur seule croissance interne.

Croissance et expansion sur de nouveaux marchés

Racheter une entreprise établie peut donner accès à une clientèle, à des canaux de distribution et à une connaissance du marché local. Cela permet d'entrer dans une nouvelle région sans tout construire à partir de zéro.

Économies de coûts et nouvelles compétences

Des entreprises réunies peuvent partager des locaux, des systèmes ou un pouvoir d'achat. Ces avantages attendus sont appelés synergies. Une acquisition peut également apporter une technologie précieuse, des collaborateurs spécialisés ou de la propriété intellectuelle.
Ces économies dépendent toutefois de la qualité de la collaboration entre les deux entreprises.

Succession d'entreprise et sortie du propriétaire

Pour un propriétaire proche de la retraite, la vente offre une porte de sortie tout en soutenant la continuité de l'entreprise. Une planification anticipée laisse aux deux parties plus de temps pour préparer la remise.

Principaux types de fusions et acquisitions

Les opérations de fusion-acquisition se classent selon la relation entre les entreprises concernées et selon la structure retenue pour l'achat.

1. Fusions-acquisitions horizontales

Les opérations horizontales concernent des entreprises du même secteur et au même stade d'activité. Une fiduciaire qui en rachète une autre en est un exemple simple. L'objectif peut être d'élargir sa clientèle ou son offre de prestations.

2. Fusions-acquisitions verticales

Les opérations verticales relient différents stades d'une chaîne d'approvisionnement. Un fabricant qui rachète un fournisseur peut ainsi mieux maîtriser la disponibilité des matières et les délais de livraison.

3. Fusions-acquisitions de type conglomérat

Les opérations de type conglomérat réunissent des entreprises de secteurs sans lien entre eux. Elles permettent de diversifier les revenus, mais gérer une activité peu familière comporte aussi de nouveaux défis.

4. Achat d'actions et achat d'actifs

Dans un achat d'actions, l'acquéreur achète les actions de la société. Celle-ci continue de détenir ses actifs et de répondre de ses engagements.
Dans un achat d'actifs, l'acquéreur achète des actifs déterminés et, le cas échéant, des dettes déterminées. Cette approche permet un achat plus sélectif, sans pour autant écarter automatiquement tout risque de passif.

Comment se déroule un processus de fusion-acquisition ?

La plupart des fusions et acquisitions suivent cinq grandes étapes. Certaines se chevauchent, et la planification de l'intégration devrait commencer avant la clôture de l'opération.

Définir la stratégie et identifier une cible

Commencez par un objectif clair : nouveaux clients, capacités supplémentaires ou succession d'entreprise. Fixez un budget et évaluez si les cibles potentielles correspondent à vos plans.
Avant d'échanger des documents sensibles, les parties conviennent généralement de mesures de confidentialité.

Évaluer l'entreprise et convenir des premières conditions

L'évaluation d'entreprise peut tenir compte des bénéfices, des flux de trésorerie attendus, des actifs et de transactions comparables. La valeur estimée constitue un point de départ : le prix final reflète aussi les négociations et les conditions de l'opération.
Une lettre d'intention peut consigner le prix proposé, la structure envisagée et les prochaines étapes. Ses clauses contraignantes doivent être examinées avec soin.

Réaliser la due diligence

La due diligence consiste à vérifier ce que vous achetez avant de vous engager dans l'opération. Les principaux domaines à examiner sont :
  • les états financiers, l'endettement et les flux de trésorerie ;
  • les déclarations fiscales et les risques de passif fiscal ;
  • les contrats avec les clients et les fournisseurs ;
  • le personnel, la propriété intellectuelle et les litiges.
Comprendre le référentiel comptable du vendeur aide l'acquéreur à interpréter les comptes. Les constats peuvent conduire à un ajustement du prix, à des garanties contractuelles renforcées ou à la décision de se retirer.

Assurer le financement et conclure l'opération

L'acquéreur confirme son financement pendant que les deux parties finalisent le contrat d'achat et les autorisations requises.
La signature et la clôture sont deux moments distincts. La signature établit l'accord ; la clôture réalise la transaction une fois les conditions pertinentes remplies.

Intégrer les équipes et les activités

Après la clôture, harmonisez le reporting, les systèmes et les responsabilités. Expliquez les changements aux collaborateurs et aux clients.
Suivez des résultats concrets, comme la fidélisation de la clientèle, les flux de trésorerie et les charges d'exploitation, afin de vérifier si l'opération produit les avantages attendus.

Quels sont les principaux risques d'une fusion-acquisition ?

Une opération peut sembler attrayante sur le papier et décevoir dans les faits. Ces risques méritent d'être examinés avant de s'entendre sur le prix.

Surpayer et passifs cachés

Des prévisions optimistes peuvent gonfler le prix d'achat. Des impôts impayés, des litiges ou des contrats clients fragiles réduisent encore la valeur. Testez les hypothèses avec rigueur et examinez les lacunes dans les documents du vendeur.

Départ de collaborateurs et de clients

L'incertitude liée à la nouvelle direction peut pousser des collaborateurs clés ou des clients à partir. Une communication précoce et un plan de remise clair aident à préserver les relations qui faisaient l'attrait de l'entreprise.

Coûts d'intégration et pression sur la trésorerie

Les changements de logiciels, les honoraires de conseil et les coûts de financement peuvent peser sur les réserves de liquidités. Les économies attendues peuvent aussi se matérialiser plus tard que prévu.
Intégrez ces coûts dans le budget et vérifiez si l'entreprise peut assumer ses remboursements en cas de croissance plus lente qu'anticipé.

Fusions et acquisitions en Suisse

Les chefs d'entreprise suisses devraient examiner très tôt la structure de la transaction, ses conséquences financières et les autorisations nécessaires.

Structure juridique et autorisations requises

Une fusion au sens juridique, un achat d'actions et un transfert d'actifs sont soumis à des exigences différentes. L'opération peut nécessiter un examen en droit de la concurrence ou des autorisations sectorielles.
Évaluez ces exigences avant de fixer une date de clôture. Les obligations en matière de droit du travail et les clauses contractuelles doivent également être revues, en particulier lorsque des actifs ou des activités sont transférés.

Fiscalité et planification financière

Les conséquences fiscales dépendent de la structure et des circonstances de la transaction. Ne partez pas du principe que toute fusion est fiscalement neutre, ni qu'une vente d'actions et une vente d'actifs produisent le même résultat.
Analysez l'exposition fiscale potentielle, le financement de l'achat et les liquidités nécessaires pour poursuivre l'exploitation après la conclusion de l'opération.

Évolution du marché suisse des PME

Une actualité de mars 2026 du Portail PME du SECO consacrée à l'activité M&A en Suisse fait état de 208 transactions impliquant des PME suisses en 2025, soit une hausse de 16 % par rapport à 2024, sur la base de l'étude de Deloitte.
Les acquisitions de PME suisses par des acheteurs étrangers ont progressé de 65 % pour atteindre 104 opérations. Ces chiffres portent sur le marché des PME couvert par l'étude, et non sur l'ensemble des transactions M&A en Suisse ; ils montrent pourquoi les acquéreurs transfrontaliers comptent pour les entrepreneurs locaux.

FAQ

Oui. Une petite entreprise peut racheter un concurrent, reprendre certaines activités ou céder son entreprise à un repreneur. La question centrale est de savoir si la valeur attendue justifie le prix, les coûts et l'effort de gestion.

Un accompagnement M&A par Fiduciaire Vaudoise

Avant d'acheter ou de vendre, il faut une vision claire de la valeur, des besoins de financement et des risques. Fiduciaire Vaudoise vous accompagne en corporate finance et M&A : évaluation, planification financière et préparation de la transaction.

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Élodie Rochat

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