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Créer une entreprise en Suisse en 2027 : conditions et étapes

Découvrez comment créer une entreprise en Suisse en 2027 : formes juridiques, capital, coûts, fiscalité, résidence et étapes d'immatriculation.

Ouvrir une société
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Introduction

Pour créer une société en Suisse, choisissez une forme juridique, établissez un siège social en Suisse, préparez les documents requis et inscrivez-vous auprès des autorités compétentes. Une raison individuelle ne nécessite aucun capital minimum. Une Sàrl/GmbH requiert 20 000 CHF, tandis qu'une SA/AG requiert 100 000 CHF, dont au moins 50 000 CHF libérés.
Les étrangers peuvent posséder des sociétés suisses, mais la propriété ne confère pas automatiquement le droit de résider ou de travailler dans le pays. Voici les conditions et étapes essentielles pour 2027.

Toute personne peut-elle créer une société en Suisse ?

Les résidents suisses, les personnes physiques étrangères et les entités juridiques étrangères peuvent créer ou posséder des sociétés suisses si elles respectent les règles applicables à la structure choisie.
La propriété est distincte de l'emploi. Au moins une personne autorisée à représenter une Sàrl ou une SA doit résider en Suisse. Un fondateur étranger qui travaille pour la société doit satisfaire aux règles d'immigration applicables. Un indépendant étranger a également besoin d'une autorisation pour exercer une activité lucrative indépendante. Les ressortissants de l'UE/AELE et les ressortissants de pays tiers suivent des procédures de permis différentes.

Formes juridiques en Suisse

La forme juridique appropriée dépend du risque, du capital, de la fiscalité et des projets de croissance.

1. La raison individuelle pour les professionnels indépendants

La raison individuelle ne compte qu'un seul propriétaire et ne requiert pas de capital minimum. Elle convient aux indépendants et aux petites entreprises à faible risque. L'inscription au registre du commerce devient généralement obligatoire à partir d'un chiffre d'affaires annuel de 100 000 CHF. Le propriétaire engage sa responsabilité personnelle illimitée.

2. La société à responsabilité limitée pour les startups et les PME

La société à responsabilité limitée (Sàrl/GmbH) requiert 20 000 CHF de capital entièrement libéré. La responsabilité est en principe limitée aux actifs de la société. Ses associés et gérants figurent au registre du commerce. Elle convient aux startups et aux PME dirigées par leurs propriétaires.

3. La société anonyme pour les investisseurs et les entreprises en croissance

La société anonyme (SA/AG) requiert 100 000 CHF de capital. Au moins 20 % de chaque action et 50 000 CHF au total doivent être libérés. Elle offre une responsabilité limitée, une gouvernance formelle, des transferts d'actions facilités et plus de confidentialité qu'une Sàrl. Elle convient aux entreprises qui recherchent des investisseurs.
Raison individuelle
Capital minimum0 CHF
ResponsabilitéIllimitée
Idéal pourIndépendants et petites entreprises
Sàrl/GmbH
Capital minimum20 000 CHF
ResponsabilitéLimitée
Idéal pourStartups et PME
SA/AG
Capital minimum100 000 CHF
ResponsabilitéLimitée
Idéal pourInvestisseurs et entreprises en croissance
Les formes juridiques suisses en un coup d'œil

Conditions de création d'une société en Suisse

Fondateurs et capital social

Une personne physique ou une entité juridique peut constituer une Sàrl ou une SA, sans nécessité d'être suisse. Le capital d'une Sàrl doit être entièrement libéré. Une SA doit disposer d'au moins 50 000 CHF libérés sur le capital minimum de 100 000 CHF. Le capital social n'est pas un droit. Après l'inscription, il appartient à la société et peut financer des dépenses commerciales légitimes.

Adresse suisse et représentation résidente

Toute société doit disposer d'un siège social en Suisse, qui détermine son canton d'immatriculation et influe sur sa situation fiscale. Une Sàrl ou une SA doit également avoir au moins un représentant résidant en Suisse. Les fondateurs sans locaux sur place peuvent avoir besoin d'une domiciliation.

Documents et autorisations d'exercer

Le dossier peut comprendre les pièces d'identité des fondateurs, les statuts, l'objet et l'adresse de la société, les détails de gestion et de signature, les informations sur les ayants droit économiques et la confirmation bancaire du capital. Les secteurs réglementés tels que la finance, la santé ou le transport peuvent nécessiter une autorisation avant le début de l'activité.

Comment créer une société en Suisse : processus étape par étape

Une fois la forme juridique choisie et les conditions de base confirmées, le processus de création d'une société suisse suit une séquence claire. Les étapes ci-dessous vous guident depuis le choix du canton et du nom jusqu'à l'immatriculation de la société et le démarrage de l'activité.

Étape 1 : Choisir la forme juridique et le canton

Comparez la responsabilité, le capital, la fiscalité, l'administration et les besoins de financement. Choisissez un canton adapté aux activités, au personnel et aux clients de la société, et pas seulement en fonction de son taux d'imposition affiché.

Étape 2 : Choisir et vérifier la raison sociale

Recherchez dans l'index des raisons sociales Zefix les noms existants et dans Swissreg les marques similaires. La raison sociale ne doit pas induire en erreur et doit inclure la désignation légale correcte.

Étape 3 : Préparer les documents de constitution

Rédigez les statuts et définissez l'objet social, le capital, les parts, la gestion, le droit de signature et le siège. Rassemblez rapidement les pièces d'identité et les informations sur les ayants droit économiques, en particulier si des documents étrangers doivent être certifiés.

Étape 4 : Ouvrir un compte de dépôt de capital

Déposez le capital de la Sàrl ou de la SA sur un compte bancaire suisse bloqué. La banque délivre une confirmation pour la constitution, et les fonds restent bloqués jusqu'à l'inscription.

Étape 5 : Procéder à la constitution notariale

Un notaire suisse authentifie la Sàrl ou la SA. Les fondateurs peuvent parfois agir par le biais d'une procuration valable. Les raisons individuelles ne nécessitent généralement pas d'acte notarié.

Étape 6 : S'inscrire au registre du commerce

Déposez les documents auprès du registre du commerce cantonal. Une Sàrl ou une SA acquiert la personnalité juridique après l'inscription, reçoit un numéro UID suisse et est publiée dans la Feuille officielle suisse du commerce.

Étape 7 : Libérer le capital et démarrer l'activité

  • Remettez l'extrait du registre à la banque pour débloquer le capital.
  • Mettez en place la comptabilité et effectuez les inscriptions fiscales, d'assurances sociales, de salaires et de permis restantes. Grâce aux technologies avancées, vous pouvez opter pour l'automatisation comptable pour optimiser vos opérations.

Accompagnement professionnel pour la création de société en Suisse

Fiduciaire Vaudoise peut vous aider à choisir la structure appropriée, à préparer les documents, à coordonner avec la banque et le notaire, et à effectuer les enregistrements requis.

Coûts et délais de création d'une société en Suisse

Le coût et le délai de création d'une société suisse dépendent de la forme juridique, du canton et de la complexité du dossier. Voici ce qu'il faut prévoir en termes de budget et de durée.

Combien coûte la création d'une société en Suisse ?

La raison individuelle n'a pas d'exigence de capital et présente généralement les coûts les plus faibles. Une Sàrl requiert 20 000 CHF de capital. Les estimations officielles prévoient des honoraires de conseil de 600 à 2 000 CHF, des frais de notaire de 700 à 2 000 CHF et des émoluments du registre du commerce d'environ 600 CHF.
Une SA requiert 100 000 CHF de capital, dont au moins 50 000 CHF libérés. Les coûts indicatifs comprennent 1 000 à 4 000 CHF de conseil, 800 à 2 500 CHF de frais notariaux et environ 600 CHF d'inscription. La domiciliation, la représentation locale ou une structure de propriété complexe engendrent des frais supplémentaires. Le capital social reste un actif de la société.

Combien de temps faut-il pour créer une société en Suisse ?

Une Sàrl ou une SA simple prend souvent plusieurs semaines. Le Portail PME suisse indique que le traitement par le registre du commerce peut prendre de 5 à 60 jours, selon la complexité et la charge de travail. Les vérifications bancaires, les documents étrangers et les activités réglementées peuvent prolonger ce délai.

Fiscalité et obligations après la création de la société

Impôt sur les bénéfices par canton

Les Sàrl et les SA paient des impôts fédéraux, cantonaux et communaux. Les taux varient selon le lieu. Un indépendant déclare personnellement ses bénéfices commerciaux et ses actifs. Le siège social doit refléter une activité réelle.

Inscription à la TVA

Une entreprise devient généralement assujettie à la TVA lorsque son chiffre d'affaires annuel mondial imposable atteint 100 000 CHF. L'inscription volontaire est possible en deçà de ce seuil, tandis que certaines prestations suivent des règles particulières. Consultez les directives TVA de l'Administration fédérale des contributions.

Comptabilité, salaires et assurances sociales

Les obligations courantes comprennent la tenue de la comptabilité, les comptes annuels, les déclarations fiscales et TVA, l'affiliation AVS/AHV, la gestion des salaires et les assurances du personnel. Une petite entreprise peut renoncer à la révision restreinte si elle remplit les conditions légales, notamment moins de dix postes à temps plein en moyenne annuelle.
Un accompagnement professionnel en comptabilité, fiscalité et gestion des salaires permet de respecter ces obligations dès la première transaction.

Déclaration des ayants droit économiques en 2027

Les règles suisses de transparence sur les ayants droit économiques sont entrées en vigueur le 1er octobre 2026. Les entités juridiques suisses doivent identifier et déclarer leurs personnes de contrôle conformément aux exigences. Les fondateurs doivent collecter et tenir à jour des registres de propriété exacts.

Erreurs courantes lors de la création d'une société en Suisse

Des décisions prises lors de la création d'une société suisse peuvent engendrer des problèmes fiscaux, bancaires ou juridiques par la suite. Les erreurs les plus courantes sont les suivantes :
  • Choisir une forme juridique uniquement en fonction du coût de création : La raison individuelle est peut-être moins chère à créer, mais le propriétaire engage sa responsabilité personnelle illimitée. Une Sàrl ou une SA coûte plus cher à constituer, mais peut offrir une meilleure protection, une plus grande crédibilité et un meilleur accès aux investisseurs.
  • Considérer le capital social comme une charge de constitution perdue : Les 20 000 CHF requis pour une Sàrl ou le capital libéré d'une SA ne sont pas versés au gouvernement. Après l'inscription, le capital appartient à la société et peut être utilisé pour de réelles dépenses commerciales.
  • Confondre propriété de la société et droits d'immigration : Les étrangers peuvent posséder une société suisse, mais la propriété ne confère pas automatiquement un permis de séjour ou de travail. Les exigences en matière d'immigration doivent être traitées séparément.
  • Ne pas prévoir de représentation résidant en Suisse : Une Sàrl ou une SA doit avoir au moins un représentant autorisé résidant en Suisse. Attendre trop longtemps pour résoudre cette question peut retarder l'inscription.
  • Choisir un canton sans substance économique réelle : Les taux d'imposition comptent, mais la société doit avoir un lien crédible avec son lieu d'immatriculation. Tenez compte du lieu de direction de la société, du lieu de travail des employés et du lieu de service des clients.
  • Omettre les vérifications du nom et de la marque : L'approbation par le registre du commerce ne garantit pas que le nom est exempt de conflits de marque. Les fondateurs doivent vérifier à la fois Zefix et Swissreg avant d'investir dans leur image de marque.
  • Commencer une activité réglementée sans autorisation : Des secteurs tels que la finance, la santé, le transport et la restauration peuvent nécessiter des autorisations fédérales ou cantonales. L'inscription seule n'autorise pas toutes les activités commerciales.
  • Sous-estimer les contrôles de conformité bancaire : Les banques peuvent demander des informations détaillées sur les actionnaires, les ayants droit économiques, l'origine des fonds et les transactions prévues. Une propriété complexe ou étrangère peut prolonger le contrôle.
  • Négliger les obligations TVA ou d'assurances sociales : Une société peut avoir besoin de s'inscrire à la TVA, à l'AVS/AHV, aux salaires, à la prévoyance et aux assurances accidents. Un délai manqué peut entraîner des arriérés, des intérêts ou des amendes.
  • Adopter des statuts inadaptés aux futurs investisseurs : Des statuts basiques peuvent suffire au lancement, mais créer des difficultés lors de transferts de parts ou de l'arrivée de nouveaux investisseurs. Les règles de gouvernance, de signature et de propriété doivent soutenir les projets de croissance de la société.

FAQ

La raison individuelle ne nécessite pas de capital. La Sàrl/GmbH requiert 20 000 CHF entièrement libérés. La SA/AG requiert 100 000 CHF, dont au moins 50 000 CHF libérés.

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Élodie Rochat

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